Fatigue, contre-performance, anémie… un sportif est plus sensible qu'une personne sédentaire à une déficience en fer. Voyons comment gérer ce minéral si important.

Quels rôles exerce le fer sur notre organisme ?

L'effort musculaire nécessite une grande quantité d'oxygène. Sauf que cet oxygène doit être transporté jusque dans nos muscles. Et le fer est un des principaux constituants de l'hémoglobine, la protéine responsable du transport de l'oxygène. Sans fer, l'hémoglobine n'est pas fonctionnelle et ne peut pas remplir son rôle. Vous comprendrez donc que pour le sportif, les besoins en oxygène et ainsi en fer soient plus élevés pour l'individu sédentaire.

Comment savoir si je manque de fer ?

Repérer une anémie n’est pas toujours facile. Les premiers signes sont des symptômes généraux de fatigue : lassitude, fatigue prolongée ou inexpliquée, irritabilité, nervosité, courbatures, essoufflements. Des signes plus spécifiques peuvent les accompagner : problèmes de contraction musculaire, réduction de la capacité physique à l’effort, difficulté à s'entraîner, baisse des performances.

Tous ces signes ne coexistent pas forcément ensemble. Seul un dosage sanguin permettra de se faire une idée sur ses réserves de fer. Comme la baisse des réserves en fer précède systématiquement la chute du taux d’hémoglobine, cette mesure des paramètres biologiques peut servir de signe annonciateur.

Une alimentation de prévention

Inutile de manger tous les jours des aliments très riches en fer, pas de panique. Mais ces aliments entrent dans une alimentation riche et variée. Veillez à incorporer dans votre alimentation de la viande rouge, du chocolat noir au minimum 70% de cacao, des fruits de mer, des lentilles, pois chiches, quinoa, haricots rouges, abats. Notez que l'assimilation du fer est bien meilleure en présence d'une source de vitamine C tel que les agrumes, le persil ou encore le kiwi.