Barres sans gluten aux fruits secs

Barres sans gluten aux fruits secs

**Ingrédients:**pour 10 barres

  • 150 grammes de flocons de céréales de quinoa (vous pouvez remplacer par la céréale de votre choix)

  • 50 grammes de fruits secs de votre choix (j’opte personnellement pour un mélange de différents fruits secs)

  • 50 grammes d’amandes concassées

  • Une quinzaine de dattes

  • 1 cuillère à soupe de cannelle en poudre

  • 1 cuillère à soupe de miel ou sirop d’agave

  • 1 cuillère à soupe de graines de lin

Préparation:pour 4 personnes

  • Allumer votre four thermostat 6-7 et le laisser préchauffer

  • Ôter le noyau des dattes et les mettre dans une casserole en versant de l’eau à leur hauteur. Faire chauffer jusqu’à ébullition, maintenir la cuisson environ une minute. Mixer au robot jusqu’à obtenir une consistance crémeuse.

  • Faire toaster légèrement les amandes à la poêle. Les mettre au mixeur avec les graines de lin, et mixer.

  • Couper en petits morceaux les fruits secs et les mélanger aux amandes et graines de lin mixées et les flocons de céréales.

  • Ajouter la crème de dattes, la cuillère de cannelle et celle de miel et bien mélanger.

  • Dans un moule en silicone carré ou rectangulaire (type plat à brownie), verser la pâte en tassant bien avec le dos d’une cuillère

  • Enfourner pour environ 20 minutes

  • Quelques minutes après la sortie du four, découper la pâte en 10 barres de tailles régulières, mais ne pas les démouler.

  • Lorsque la préparation a refroidi, sortir les barres du moule.

  • Les conserver dans du papier cuisson ou dans une boîte hermétique.

Barres aux céréales sans sucre

Barres aux céréales sans sucre

**Ingrédients:**pour 10 barres

  • 60 grammes de graines de chia

  • 50 grammes de graines de tournesol

  • 40 grammes de graines de sésame

  • 40 grammes d’amandes concassées

  • 4 grammes de flocons d’avoine

  • 15 grammes de graines de lin

  • Deux pincées de sel

  • 20 cl d’eau

Préparation:pour 4 personnes

  • Préchauffer le four thermostat 6-7

  • Dans un saladier, mélanger l’ensemble des ingrédients.

  • Ajouter l’eau et mélanger.

  • Laisser reposer environ 10 minutes. Les graines de chia doivent gonfler.

  • Mélanger à nouveau

  • Dans un moule en silicone carré ou rectangulaire (type plat à brownie), verser la pâte en tassant bien avec le dos d’une cuillère

  • Mettre au four 45 minutes

  • Quelques minutes après la sortie du four, découper la pâte en 10 barres de tailles régmqpulières, mais ne pas les démouler.

  • Lorsque la préparation a refroidi, sortir les barres du moule.

  • Les conserver dans du papier cuisson ou dans une boîte hermétique.

La blessure, mieux l'aborder pour mieux revenir

La blessure, mieux l'aborder pour mieux revenir

Moment compliqué à gérer, l’arrêt de l’activité physique demande d’être très rigoureux si l’on veut minimiser la perte de performances jusqu’au retour.

Blessure, période de repos, vacances : ces périodes peuvent être un véritable piège si l’on veut revenir rapidement à notre meilleur niveau à la fin de celles-ci.

Les différentes étapes d’une blessure

En cas de blessure, l’approche traditionnelle est la méthode RICE (en anglais : Rest, Ice, Compression, Elevation, c’est une approche consistant à se reposer, appliquer de la glace sur le site de la blessure, compresser pour minimiser le gonflement, et enfin, l’élévation du site de la blessure, à l’aide d’un coussin par exemple), mais la nutrition durant cette période stressante (aussi bien sur le plan psychologique que physiologique) est souvent mise de côté, ou bien simplement négligée.

Et comprendre la blessure du point de vue physiologique est très important pour la mise en place d’une stratégie nutritionnelle adéquate. Que se passe-t-il lorsqu’une personne se blesse ?

1- Inflammation

La première étape, c’est bien sûr l’inflammation. Elle survient dès les premiers jours. La blessure a souvent pour effet de priver les tissus concernés d’oxygène, ou bien l’apport des nutriments. Les cellules meurent, et c’est dans le but de nettoyer ces cellules que l’inflammation commence. L’inflammation en elle-même correspond à l’augmentation de l’activité des agents chimiques sur le site de la blessure. Ces agents entraînent les débris cellulaires et attirent le plasma sanguin, ainsi que les protéines se trouvant dans le sang vers le site. C’est le résultat de cette activité qui permet de se débarrasser des tissus endommagés, et initier la guérison.

Cette phase d’inflammation est caractérisée par trois états :

  1. Douleur : À ce jour, nous pensons que la douleur liée à l’inflammation est la résultantes de deux choses :

  • Les agents chimiques libérés lorsqu’il y a une blessure (la substance P, un neuropeptide, la calcitonine, les histamines, ainsi que les cytokines) interagissent avec les récepteurs locaux liés à la douleur.

  • Une importante augmentation de la pression liée au gonflement, stimulant les nerfs se trouvant sur le site.

  1. Œdème, gonflement : l’œdème est provoqué par la pénétration de fluides au sein des vaisseaux se trouvant sur le site de la blessure. Ces vaisseaux sont ceux que la blessure initiale a endommagé, mais également ceux que les agents chimiques ont altérés.

  2. Rougeur et chaleur : C’est au travers de l’augmentation de la vasodilatation des vaisseaux en amont du site (qui serait provoquée par de l’oxyde nitrique) que plus de sang est entraîné vers la blessure. Localement, il y a une augmentation de la vasoconstriction. Cela a pour effet d’augmenter la température.

Cette phase inflammatoire, bien que douloureuse est cependant nécessaire pour que la phase de réparation ait lieu. Sans inflammation, la blessure ne guérirait pas. Il est donc important de ne surtout pas essayer de réduire ou empêcher cette inflammation de se produire. Attention cependant un gonflement prolongé, ainsi qu’une douleur chronique sont différents de l’inflammation durant la phase initiale d’une blessure. En effet, si l’inflammation se produit durant une période prolongée, les tissus continueront d’être détruits (activité excessive des cellules macrophages) ; c’est la raison pour laquelle des anti-inflammatoires sont prescrits lorsque l’inflammation se poursuit pendant trop longtemps.

2- Prolifération

À partir du 4è/ 5è jour, toutes les cellules endommagées ont été retirées du site ; une nouvelle structure vasculaire s’est également développée. C’est grâce au rétablissement de cette vascularisation, qu’il est possible d’apporter des nutriments, mais également de l’oxygène. Et c’est grâce à ces derniers que des fibroblastes se développent. Les fibroblastes sont des cellules qui produisent le collagène, mais également la matrice extracellulaire (composée de fibronectine, une glycoprotéine). C’est grâce au collagène et à la fibronectine qu’un tissu cicatriciel se développe.

3- Remodélisation, réparation

Phase démarrant à partir de la 3è semaine, cette phase peut durer jusqu’à 2 années, en fonction du degré de blessure. Le tissu cicatriciel originellement mis en place (composé de collagène de type 2) sera graduellement remplacé par du collagène de type 1. C’est un collagène plus fort et plus résistant. Pour que la mise en place du nouveau tissu permette au muscle de fonctionner, il est important durant cette phase qu’il soit sollicité comme à son habitude, et ce afin que le collagène ne se développe pas d’une manière qui empêcherait son utilisation.

Solliciter le muscle permet donc de garantir l’élongation de la cicatrice, mais également aligner le tissu cicatriciel avec le tissu mou.

 

Comment gérer sur le plan nutritionnel ?

L’activité physique implique une consommation d’énergie très importante, énergie qui doit être compensée via l’alimentation. Lors de l’arrêt, il n’y a plus toute cette énergie dépensée et c’est là qu’il est important de savoir quoi faire.

Première semaine d’arrêt : durant cette semaine, il n’y a pas encore eu de fonte musculaire, le corps consomme encore presque autant d’énergie qu’avant car le métabolisme ne s’est pas encore adapté.

Après la première semaine : A partir de ce point il sera important de surveiller son poids et sa composition corporelle pour contrôler la perte musculaire et la formation de masse grasse. La répartition des différents macro nutriments ne doit pas changer, le corps doit maintenir un minimum de constance et l’arrêt est déjà un assez grand chamboulement pour lui. Au fur et à mesure que le métabolisme va s’adapter à la situation, que la fonte musculaire se produit, le corps va consommer petit à petit de moins en moins d’énergie. C’est pourquoi il sera fortement conseillé de suivre son poids et sa composition corporelle pour pouvoir recalculer ses besoins en fonction de l’évolution de la situation et réduire l’apport d’énergie de manière précise. Plus la période d’arrêt sera longue plus cette rigueur sera importante.

Certaines études ont montré que durant une période de blessure, les besoins en nourriture pouvaient augmenter de 15 à 50%, en fonction de la sévérité du traumatisme.

Par exemple, une blessure mineure augmente le taux métabolique de base de 20%, mais brûlures et importantes chirurgies augmentent le taux métabolique de base de plus de 50%. Le corps a à ce moment besoin de plus d’énergie pour se réparer, et recréer l’ensemble des tissus. Il faut retenir que toute croissance requiert un surplus d’énergie ; c’est la raison pour laquelle les adolescents ont parfois des besoins en nourriture supérieure aux besoins des adultes.

Lorsque l’on tente de déterminer les besoins en énergie durant une phase de guérison et rétablissement, il faut prendre en compte ce besoin accru.

-Accent sur les protéines pour limiter la fonte musculaire et permettre la remusculation à la reprise de l’exercice, actions enzymatiques et rôle immunitaire

- Apport lipidique de qualité pour permettre la formation des nouvelles cellules, action anti inflammatoire ( accentuer la prise d’aliments riches en oméga 3 ), transport de vitamines liposolubles, source d'énergie.

- Apport glucidique variable. Sans la dépense énergétique liée au sport, la mobilisation des glucides sera plus faible. Attention à la surestimation des besoins en glucides synonyme de prise de masse grasse inutile.  Cet apport sera à reconsidérer lors de la reprise de l’exercice physique.

De plus certains points ne sont pas à oublier :

- Le plan hydrique : même s’il n’y a plus d’activité, boire suffisamment reste extrêmement important surtout dans le cas d’une blessure où l’apport en eau aidera au bon processus de guérison.

-       Attention à la tentation : on connait tous ces moments où la frustration de ne pas pouvoir se dépenser est compensée par la nourriture. Mais attention on ne bénéficie plus d’autant de besoins qu’avant et l’on sait que tout ce que le corps n’a pas besoin est stocké. Faites-vous plaisir oui, mais restez raisonnable si vous voulez revenir à votre meilleur niveau rapidement.

-       Gérer son appétit : l’appétit est un facteur qui peut être affecté par la coupure. Et ce dans les 2 sens. Soit on observe une perte d’appétit entrainant une sous-alimentation. Cette sous-alimentation sera suivie d’une fonte musculaire importante et d’un ralentissement du processus de guérison puisque le corps ne bénéficie pas de tout ce dont il a besoin. A l’opposé une sur alimentation entrainera formation de masse grasse. Il est important de contrôler son appétit et de surtout connaitre ses besoins pour optimiser cette période.

-       Le sommeil : secret pour personne, le sommeil c’est là que le corps se régénère, dans le cadre d’une blessure, celui-ci ne sera surtout pas à délaisser.

-       Maintenir un minimum d’activité si possible : aller se promener, jardiner, faire un peu de bricolage. Si la situation le permet, si vous n’êtes pas alité, bougez au maximum pour maintenir une certaine dépense. Dans le cas d’une blessure, discutez avec le médecin et votre entraineur pour trouver une alternative et faire une activité qui ne sollicitera pas la zone de la blessure.  

-       Reprendre par étape : si la période d’arrêt a été longue (plus d’un mois), revenir à une charge de travail aussi élevée qu’avant celle-ci ne sera sans doute pas la meilleure idée. Laissez le temps a votre corps de se réadapter, à vos muscles de fonctionner, a votre cœur et vos poumons de subir de tels efforts. Plus cet étape sera adaptée et progressive tant sur le plan sportif que nutritif, meilleur sera la reformation musculaire et le retour des performances. Parce que le risque c’est du jour au lendemain reprendre le régime d’avant coupure alors que les besoins ont changé. Ce ne sera pas du tout adapté et ne sera pas optimal pour retrouver les meilleures performances en peu de temps. Donc comme pour la période de coupure il est encore conseillé de surveiller son poids et sa composition corporelle pour ici suivre la formation de muscles et la perte de masse grasse et ainsi adapter ses besoins jusqu’au point d’origine d’avant coupure.

-       Contrôler les antis inflammatoires : l’inflammation lors d’une blessure est un phénomène tout à fait normal qui prouve que notre organisme fonctionne. L’inflammation se traduit par un afflux massif de sang sur la zone blessée qui se traduit par un gonflement et rougeurs. C’est la première étape de la guérison et chercher à tout prix de la stopper c’est ralentir le processus. La contrôler pour éviter des douleurs trop intenses toutefois est envisageable notamment grâce à l’action de certaines plantes comme le curcuma, l’ail, l’arnica qui agiront naturellement sur notre organisme.


À retenir :

·       Après une blessure, on observe trois phases distinctes : l’inflammation, la prolifération, et la réparation.

·       Durant ces phases, un apport adéquat en micro et macronutriments est nécessaire. Lorsque le sportif se sous-alimente, il y une augmentation du stress sur le site de la blessure, ralentissant non seulement la guérison, mais également le rétablissement. Une suralimentation entrainera quant à elle une formation de masse grasse entravant un retour rapide à la performance.

·       Bien que le sportif cesse toute activité physique durant la phase de rétablissement, ses besoins restent néanmoins supérieurs à la personne sédentaire. Cela est très important, d’autant plus que diminuer son activité conduit souvent à une diminution de la faim. Mais ne se baser que sur son appétit pour ses apports est une erreur durant cette phase.

·       Tout aussi important que les besoins en macronutriments, les micronutriments vous permettront d’optimiser la récupération, et vous assurer que le corps dispose de tous les éléments nécessaires à la biosynthèse des hormones et enzymes que le corps utilisera.

·       L’inflammation est nécessaire pour que la guérison ait lieu. Attention donc à votre consommation d’aliments anti-inflammatoires : il s’agira pour vous de contrôler l’inflammation, non de la stopper complètement.


Le petit-déjeuner de compétition

Le petit-déjeuner de compétition

Le réveil sonne, aujourd'hui est un jour spécial, c'est un jour de compétition !

Votre préparation est au point, votre corps et votre tête sont prêts pour en découdre. Mais dernier petit détail, que dois-je manger avant ma compétition ?

Certains vous diront de vous lever très tôt pour manger un bon plat de pâtes. D'autres vous diront d'y aller léger. Certains vont même à ne consommer que du liquide avant une compétition. Que faire réellement ?

Manger oui, mais correctement !

Il n'est pas question avant une compétition de se dire que ce dernier repas ne changera rien sur votre performance. Au contraire ce dernier repas a toute son importance si vous ne voulez pas avoir ce fameux passage à vide bien connu des marathoniens vers le 30e kilomètre. Ce dernier repas peut vous éviter aussi crampes d'estomac et autres inconforts digestifs.

La priorité : stocker de l'énergie

Le corps fonctionne d'une manière assez similaire à une voiture. Chaque effort consomme de l'énergie et nous possédons un certains stock de cette énergie. La source d'énergie du corps peut être multiple. Mais la majorité de cette énergie durant un effort provient des glucides. Notre corps possède un stock de glucides dans nos muscles et dans notre foie. C'est ce stock qui déterminera notre capacité à répondre à un effort soutenu dans le temps.

Mais alors comment faire pour stocker de l'énergie ?

En réalité, le jour de la compétition, il est déjà trop tard. Stocker des glucides se fait sur la semaine avant la compétition. Manger énormément de glucides le jour même alors que vos stocks sont vides depuis une semaine n'aura aucun impact positif. Donc soyez prévoyant toute votre semaine.

Concrètement que dois-je manger ?

Soyez simple et efficace avant une compétition. Ne donnez pas trop de travail à votre système digestif. La priorité c'est le bon fonctionnement de vos muscles, pas de votre système digestif.

  • Peu d'ingrédients : plus il y aura d'ingrédients, plus le travail de digestion sera long et énergivore.

  • Pas de nouveauté : consommez quelque chose que vous avez l'habitude de consommer, ne décidez pas de changer vos habitudes au dernier moment.

  • Peu de gras, peu de fibres, peu de protéines : tous ces éléments ne sont pas à éviter totalement, mais à réduire pour réduire l'effort de digestion.

  • Des glucides des glucides encore des glucides : pain grillé, biscottes, flocons d'avoines, barres de céréales, compotes de fruits, pâtes de fruits, miel, fruits bruts. Les possibilités sont nombreuses !

Et si ma compétition est programmée en soirée ?

Cela ne change pas les conseils à retenir, manger simple et efficace. Si vous devez consommer un repas "classique", dirigez vous vers des pâtes bien cuites ( la cuisson al dente ralentit la digestion ), du riz ou de la semoule avec un peu de légumes et un peu de viande/poisson/oeuf ou de produit laitier.

On oublie pas de s'hydrater !

La bonne assimilation des glucides nécessite une bonne quantité d'eau, le fonctionnement musculaire également. Donc on garde sa bouteille d'eau près de soi et on oublie pas de s'hydrater régulièrement.

Barres oméga 3

Barres oméga 3

Ingrédients:

pour 10 barres

  • 250 grammes de flocons d’avoine

  • 80 grammes de graines de lin

  • 150 grammes d’amandes concassées

  • 100 grammes de raisins secs

  • 1 orange

  • 2 blancs d’œuf

Préparation:pour 4 personnes

  • Préchauffer le four thermostat 6-7

  • Dans un saladier, mélanger les flocons d’avoines avec les graines de lin, les amandes et les raisins secs

  • Couper l’orange et en extraire environ 20 cl de jus. Le verser dans le saladier.

  • Y ajouter la compote de pomme et les 2 blancs d’œufs. Bien mélanger.

  • Dans un moule en silicone carré ou rectangulaire (type plat à brownie), verser la pâte en tassant bien avec le dos d’une cuillère

  • Enfourner pour environ 25 minutes

  • Sortir du four, découper la pâte en 10 barres de tailles régulières, mais ne pas les démouler.

  • Remettre au four pour environ 10 minutes

  • Sortir du four. Lorsque la préparation a refroidi, sortir les barres du moule.

  • Les conserver dans du papier cuisson ou dans une boîte hermétique.

Tout savoir sur le sport à jeun

Tout savoir sur le sport à jeun

Faire du sport à jeun divise depuis toujours la communauté sportive. Saint graal de la perte de graisse pour certains, hypoglycémie assurée pour d'autres. Faire du sport à jeun, c'est pas si simple !

Alimenter les muscles

Les muscles ont besoin de glucides pour fonctionner. C'est leur carburant. Ces glucides peuvent venir de 3 sources différentes et principales :

  • Des sucres issus de l'alimentation et apportés par le sang après un repas ;

  • Des réserves de glycogène disponibles dans les muscles et le foie ;

  • De la dégradation des acides gras ou lipides, autrement dit des graisses. Ce processus est lent et ne suffit pas à lui seul à fournir des efforts intenses. Plus l'intensité de l'effort est faible, plus le pourcentage de graisses consommées est important.

Intérêts du sport à jeun

En théorie, après une nuit de sommeil, les réserves de glucides du foie sont affaiblies. En effet le foie a fonctionné toute la nuit pour garantir une glycémie stable et alimenter nos différents organes et notamment le cerveau.

Ainsi le sport à jeun présenterait deux intérêts principaux :

  • En favorisant la dégradation des lipides pour produire de l'énergie, cela permet de réduire sa masse grasse totale.

  • Il habitue et entraîne l'organisme à être plus efficace dans la mobilisation des graisses, c'est à dire leur transformation en énergie utilisable par le muscle. Ce point est particulièrement intéressant dans les sports d'endurance de longue durée comme le cyclisme ou le marathon qui épuisent en quelques heures les réserves de glycogène.

Quelques points à connaitre avant d'envisager le sport à jeun

  1. Le sport à jeun n'est intéressant uniquement pour des efforts de durée ne dépassant pas l'heure d'effort et d'intensité faible à modérée.

  2. Il est déconseillé pour toute séance très intensive ou pour une personne débutant le sport.

  3. Attention à l'hypoglycémie ! En effet, comme nous l'avons vu plus tôt, au réveil les réserves en glucides sont affaiblies. Une stratégie alimentaire autour du sport à jeun est donc à prévoir pour éviter tout problème.

  4. Attention à la fonte musculaire. Un effort peut demander une énorme quantité d'énergie en même temps. Et lorsque que le corps n'arrive pas à suivre la cadence ou que les glucides viennent à manquer, il cherche une autre manière de se fournir en énergie. Et la il se met à s'automanger. Il va dégrader ses protéines pour continuer à maintenir l'effort. Sauf que cette étape est critique. Le cerveau ralentit son activité, une dégradation des tissus musculaires se produit. C'est pourquoi le sport à jeun doit être très modéré.

  5. Fatigue et blessures. En contraignant l'organisme à travailler plus dur pour maintenir les fonctions vitales, l'entraînement à jeun peut amener à un état d'épuisement et peut être responsable de troubles divers : maux de tête, manque d'énergie, état dépressif, constipation, diarrhée, etc.

  6. Ne pas faire que ça. Le corps est une machine s'adaptant à n'importe quelle situation. Et fonctionner en état de privation pour le forcer à mieux déstocker les graisses, c'est aussi l'entrainement à mieux les restocker derrière. Ce qui peut être intéressant dans un objectif de récupération. Le corps devient efficace dans ces tâches. Mais le risque de ne faire que du sport à jeun c'est justement de trop habituer le corps de fonctionner en étant en état de privation et ainsi l'habituer à surstocker les graisses en prévision.

Concrètement, que faire autour de l'entrainement à jeun ?

  • Avant l'effort :

    • La veille on fait attention à avoir un apport en féculent adéquat pour avoir malgré tout un stock affaibli certes, mais pas vide.

    • On attend un peu avant de partir. Pas d'effort au saut du lit, il faut laisser le temps au corps de se réveiller.

    • Hydratation !

    • Une mise en route progressive pendant l'effort.

  • Pendant l'effort :

    • Pas de séances uniquement à jeun toute la semaine.

    • Au début, si vous n'êtes pas habitué, ne partez pas trop loin en cas de problème.

    • Prenez avec vous de quoi vous hydrater et apporter un peu de glucides pour prévenir de la déshydratation et de l'hypoglycémie.

    • Garder une allure très modérée. Encore une fois l'intérêt du sport à jeun est pour un effort très facile.

  • Après l'effort :

    • Ne faites pas l'impasse sur le petit déjeuner après votre sortie. Il est essentiel pour votre récupération. Consommez des aliments apportant les nutriments dont vous avez besoin, notamment ceux dégradés pendant l'effort, c'est à dire des protéines (yaourts, poisson, œuf, jambon, volaille, fromage), des oligo-éléments (magnésium, fer, zinc, etc.) et vitamines (céréales complètes, fruits frais) et des acides gras essentiels (huiles végétales, fruits oléagineux).

Les compléments alimentaires, utiles ou marketing ?

Les compléments alimentaires, utiles ou marketing ?

Réel intérêt ou pur marketing ?

Vaste sujet qu'est le domaine des compléments alimentaires. Depuis maintenant quelques années, ils envahissent rayons et tables de ravitaillement sur les évènements sportifs. Le marketing utilisé est agressif, chaque marque vante les prouesses de son produit vous assurant un nouveau record à chaque sortie. Mais qu'en est-il vraiment ?

Qu'est-ce qu'un complément alimentaire ?

« Un complément alimentaire est une denrée alimentaire dont le but est de fournir un complément de nutriments ou de substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique (vitamines, minéraux, acides gras ou acides aminés) manquants ou en quantité insuffisante dans le régime alimentaire normal d’un individu ». (Source Wikipedia)

Comme son nom et sa définition le disent, un complément vient compléter un manque dans l'alimentation. Le problème viendrait donc de notre façon de nous alimenter qui serait trop pauvre en certains éléments essentiels tels que vitamines et minéraux. Maintenant le constat est que selon une étude récente, la population moyenne se tournera plus rapidement vers un complément alimentaire plutôt que vers un changement de leurs habitudes de s'alimenter.

Bien manger = bonne santé

Un régime carencé ne permet pas au corps d'avoir tous les éléments essentiels pour son fonctionnement optimal. Il est important de comprendre en quoi un aliment brut sera plus bénéfique qu'un complément. Admettons que l'on soit carencé en fer, chose commune chez le sportif. On conseillera alors de se tourner vers des aliments riches en fer comme la viande rouge pour ne donner qu'un exemple. Mais on peut aussi trouver le fer comme complément. Il faut se rappeler que la nature est extrêmement bien faite. La richesse et équilibre des choses que l'on peut retrouver dans un aliment brut ne sera jamais copiable par l'homme, jamais. Isoler un seul élément comme pour les compléments ne permet pas une assimilation optimale. Il faut savoir que le taux d'assimilation des compléments alimentaires est en général extrêmement faible lorsqu'il s'agit d'un élément isolé. Privilégiez un régime riche et varié avant de penser aux compléments alimentaires.

Peuvent-ils être utiles malgré tout ?

Évidemment il ne faut pas les diaboliser, mais plutôt bien les consommer. Les compléments alimentaires sont avantageux notamment pour leur coté pratique de conservation, de transport et d'utilisation. Cela peut être également un moyen d'amener certains éléments manquants pour les personnes respectant un régime particulier ( végan, sans lactose, sans gluten, etc ).

Qu'en conclure ?

Garder un esprit critique est primordial devant ce raz de marée de produits miracle. Privilégiez les aliments bruts et adoptez un régime riche et varié. Connaissez vos besoins et vos limites et ainsi adaptez votre besoin ou non en compléments alimentaires.

Barres aux céréales et au chocolat faciles à faire

Barres aux céréales et au chocolat faciles à faire

**Ingrédients:**pour 10 barres

  • 250 grammes de flocons d’avoine (ou de blé, autre…)

  • 4 cuillères à soupe de chocolat noir en pépites

  • 150 grammes de compote de pommes sans sucre ajouté

  • 4 cuillères à soupe de miel

Préparation:pour 4 personnes

  • Allumer votre four thermostat 6-7 et le laisser préchauffer

  • Mélanger la compote de pomme et les flocons d’avoine

  • Ajouter au mélange les pépites de chocolat

  • Dans un moule en silicone carré ou rectangulaire (type plat à brownie), verser la pâte en tassant bien avec le dos d’une cuillère

  • Mettre au four entre 15 à 20 minutes

  • Quelques minutes après la sortie du four, découper la pâte en 10 barres de tailles régulières, mais ne pas les démouler.

  • Lorsque la préparation a refroidi, sortir les barres du moule.

  • Les conserver dans du papier cuisson ou dans une boîte hermétique.